TRADUCTEUR/TRICE TECHNIQUE

Fiche métier mise à jour le 8 août 2025 par Gaston. Données sources OpenData.

Secteur d’activité : Traduction, interprétation

Nature du travail

Traduire les notices

Imaginez toutes les notices écrites en anglais... La complexité de certains termes techniques nous empêcherait d'accéder à toutes les fonctionnalités de nos appareils. C'est là que le traducteur technique intervient. Il assure le transfert d'informations d'une langue source, une langue étrangère acquise, à une langue cible, généralement sa langue maternelle. Il traduit ainsi la documentation technique d'un produit fabriqué à l'étranger, un rapport médical, le mode d'emploi d'un logiciel...

Maîtriser un vocabulaire technique

Spécialisé dans un domaine précis : le commerce, l'industrie, le juridique, la médecine, les sciences, les technologies de l'information, l'automobile... il en connaît toutes les nuances linguistiques et le vocabulaire technique, et sait rédiger correctement. Comparé à un traducteur littéraire, il dispose d'une liberté lexicale moindre, car les documents à traduire (souvent des consignes ou des procédures) obéissent à une phraséologie particulière, comme un rapport médical, un logiciel informatique ou un guide d'utilisation.

Se documenter

Quelles que soient ses connaissances, il fait constamment des recherches sur Internet, lit des ouvrages spécialisés, voire consulte des spécialistes, pour suivre de près l'évolution de son secteur.

Compétences

Avoir une double compétence

Les employeurs apprécient les jeunes diplômés qui possèdent des connaissances pointues dans un domaine technique ou scientifique précis. À cela s'ajoutent bien sûr les compétences linguistiques. Parmi les langues de travail, l'anglais est quasiment indispensable. Les langues les plus demandées sont ensuite celles de l'Union européenne et des pays asiatiques.

Savoir manier l'informatique

Ne l'imaginez pas une feuille à la main, cherchant désespérément le mot juste. Désormais, le traducteur technique maîtrise l'informatique et manie des logiciels de TAO (traduction assistée par ordinateur). Lorsqu'il travaille pour une agence, il dispose généralement d'un accès simultané à des dictionnaires, des glossaires spécialisés, et des systèmes de mémoire de traduction qui stockent et font correspondre des segments de langues source et cible dans une base de données. Ce sont des outils importants qui l'aident à garantir la cohérence et l'efficacité de ses traductions, mais ne le remplacent pas.

Savoir rédiger

Il faut aussi savoir s'organiser et respecter les délais. Enfin, et ce n'est pas la moindre des compétences, il faut évidemment savoir rédiger et maîtriser des méthodes éprouvées dans l'art de la traduction de notices, de contrats, de rapports...

Pour exercer ce métier

Certains softskill ou centres d'interets ont été définis comme utiles pour exercer le métier de traducteur/trice technique. Voici quelques exemples :

Accès au métier

La traduction technique étant une activité non réglementée, les parcours vers ce métier sont multiples. Le niveau de formation se situe souvent à bac + 5. Parallèlement aux études, il faut avoir fait plusieurs séjours à l'étranger pour s'imprégner de la langue cible. Les doubles compétences sont recherchées : environnement, finance, électronique, sciences pour l'ingénieur... À titre d'exemples :

Niveau bac + 5

Diplôme de traducteur, de traduction spécialisée

DU traduction spécialisé

Masters Traduction et interprétation voire Masters en sciences (mathématiques, biologie, informatique, ingénierie, etc.)

Vie professionnelle

Salaire

Salaire du débutant

Variable en fonction du lieu et du statut d'exercice

Intégrer le marché du travail

Des débuts difficiles

Le traducteur doit fidéliser sa clientèle. Travailler en indépendant signifie qu'il faut savoir se vendre. Les débuts dans le métier sont donc parfois difficiles. Ce qui fera la différence : le savoir-faire et la constance. C'est un métier où les périodes de chômage alternent avec des périodes de travail demandant beaucoup d'implication. Gare aux désillusions !

Cultiver ses atouts

L'anglais est bien sûr indispensable mais la maîtrise du russe ou du chinois fera grimper les enchères. Ingénierie, médecine, biologie, droit, finance, informatique, communication, ressources humaines... toutes ces spécialités sont des créneaux porteurs pour le traducteur technique. De nouveaux métiers sont en train de se développer avec l'explosion des NTIC (nouvelles technologies de l'information et de la communication) : sous-titrage, doublage, traduction de SMS, de sites web... Sur Internet, le localisateur traduit, mais intervient également sur l'outil lui-même, ce qui exige des compétences spécifiques en informatique.

Des besoins en hausse

Avec l'internationalisation des échanges, les besoins sont en hausse et touchent des entreprises exportatrices, des organismes scientifiques, des laboratoires médicaux, des compagnies d'assurances, des cabinets d'avocats...

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ROME E1108

Dans le Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois avec le même code, nous avons les fiches détaillées suivantes :

Ces métiers sont également classés sous le code ROME E1108 par France Travail :

  • Traducteur / Traductrice
  • Expert traducteur / Experte traductrice interprète
  • Rédacteur rewriter traducteur / Rédactrice rewriteuse traductrice
  • Rédacteur traducteur / Rédactrice traductrice
  • Traducteur / Traductrice
  • Traducteur / Traductrice audiovisuel
  • Traducteur / Traductrice d'édition
  • Traducteur / Traductrice littéraire
  • Traducteur / Traductrice terminologue
  • Traducteur expert / Traductrice experte
  • Traducteur expert / Traductrice experte judiciaire
  • Traducteur-interprète / Traductrice-interprète
  • Traducteur-réviseur / Traductrice-réviseuse
  • Traducteur technique / Traductrice technique

Voir la fiche du Code ROME E1108.


En savoir plus sur les codes ROME

Fiche métier n°3560.