INGÉNIEUR/E DE RECHERCHE CLINIQUE ET ÉPIDÉMIOLOGIQUE

Fiche métier mise à jour le 8 août 2025 par Gaston. Données sources OpenData.

Nature du travail

Élaborer un protocole

Ce chercheur applique une démarche scientifique. Que ce soit en recherche fondamentale ou appliquée, il définit d'abord son champ d'investigation. Une fois la problématique posée, il rédige un protocole et en pilote la mise en oeuvre. Le protocole définit la marche à suivre de la future étude : enquêter sur un groupe d'individus restreint ou étendu, procéder ou non à des analyses de sang, établir un questionnaire, utiliser telle méthode statistique...

En recherche clinique, il dirige ensuite des essais thérapeutiques pour évaluer l'efficacité et l'innocuité des médicaments. En recherche épidémiologique, son objectif est la prévision. Cela permet de savoir, par exemple, quels sont les facteurs aggravants, lors de la propagation d'une épidémie.

Analyser et présenter les résultats

Il étudie la fréquence et l'incidence des maladies, leur répartition dans la société (chez les gens âgés, les jeunes, les plus démunis...), les facteurs de risque (alcool, tabac...). Il élabore des théories qu'il valide ou pas, en fonction des résultats de ses études. Il rédige des rapports de synthèse, des ouvrages de référence qui permettent à l'industrie pharmaceutique d'élaborer de nouveaux traitements et aux organismes de santé publique d'établir des politiques de prévention.

Compétences

Des connaissances pointues

Son activité exige une très haute qualification. L'ingénieur de recherche clinique et épidémiologique doit avoir des connaissances générales poussées en sciences de la vie et en santé publique. Spécialiste en épidémiologie, il doit maîtriser des domaines pointus comme les biostatistiques.

De la déontologie

Autonome, il doit savoir monter et mener à bien ses travaux, et diriger un projet transversal. Il a le sens de l'éthique et respecte les contraintes déontologiques qui s'appliquent aux recherches sur l'être humain. La recherche biomédicale est aussi fortement réglementée et il doit en tenir compte.

Informatique et anglais indispensables

Il exerce dans un environnement européen et international. Une parfaite maîtrise de l'anglais est donc essentielle pour lire les textes officiels, rédiger des documents techniques et pour échanger avec des interlocuteurs de diverses nationalités. Il doit connaître les logiciels de base de données comme Access, mais aussi SPSS ou SAS. Il utilise parfois Internet pour mettre en ligne un programme de recherche.

Pour exercer ce métier

Certains softskill ou centres d'interets ont été définis comme utiles pour exercer le métier de ingénieur/e de recherche clinique et épidémiologique. Voici quelques exemples :

Accès au métier

Le niveau de formation varie de bac + 5 à bac + 8 en biologie-santé. L'obtention d'un doctorat est incontournable pour accéder au métier de chercheur. Il faut choisir soigneusement son sujet de thèse et trouver un laboratoire d'accueil. Une fois le diplôme obtenu, il est possible de compléter son cursus par une expérience professionnelle de post-doctorat, en France ou à l'étranger. Mission scientifique à durée déterminée et rémunérée, le post-doctorat est recommandé, car il constitue un atout lors des concours et des recrutements.

Niveau bac + 5

Master en épidémiologie, en recherche clinique, en génie cellulaire, en santé publique...

Diplôme d'ingénieur spécialisé en biologie

Niveau bac + 6

Diplôme d'État de docteur en pharmacie

Niveau bac + 8

Doctorat en santé publique et épidémiologie, épidémiologie et évaluation des actions de santé, épidémiologie et intervention en santé publique, biostatistiques...

Niveau bac + 9 et plus

Diplôme d'État de docteur en médecine

Vie professionnelle

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 2000 euros brut par mois, variable en fonction du lieu d'exercice

Intégrer le marché du travail

Dans la recherche publique

Il peut travailler dans les unités de recherche des hôpitaux universitaires, les centres de lutte contre le cancer, les organismes de recherche (Inserm, CNRS, IRD, Inra...) ou de santé publique (OMS, ORS...), ou bien les agences sanitaires (ANSM...). À l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) par exemple, il étudie toutes les maladies humaines, des plus fréquentes aux plus rares. Cependant, son insertion dans ce secteur reste assez difficile car les recrutements se font uniquement sur concours.

Dans l'industrie pharmaceutique

Dans le secteur privé, il peut travailler dans l'industrie pharmaceutique, où il fait alors de la recherche appliquée. Il supervise le déroulement scientifique d'un essai clinique avant la mise sur le marché éventuelle d'un nouveau médicament. En tant que responsable de l'étude, il supervise alors le travail des ARC (attachés de recherche clinique). Il exerce soit dans un laboratoire pharmaceutique, soit dans une société de services spécialisée dans les essais cliniques.

La recherche en France

La France demeure un pays attractif pour la recherche clinique. Ses domaines d'excellence sont notamment l'oncologie (étude des cancers) et l'hématologie. Elle se distingue aussi dans la mise au point de vaccins.

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ROME K2402

Dans le Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois avec le même code, nous avons les fiches détaillées suivantes :

Ces métiers sont également classés sous le code ROME K2402 par France Travail :

  • Ingénieur / Ingénieure de recherche scientifique
  • Astrométrologue
  • Biochimiste de la recherche scientifique
  • Biologiste de la recherche scientifique
  • Biophysicien / Biophysicienne
  • Biotechnologue
  • Botaniste de la recherche scientifique
  • Chimiste de la recherche scientifique
  • Cosmétologue
  • Cosmologue
  • Ecotoxicologue
  • Electricien / Electricienne de la recherche scientifique
  • Electronicien / Electronicienne de la recherche scientifique
  • Epidémiologiste
  • Ethologue
  • Généticien / Généticienne
  • Géomorphologiste de la recherche scientifique
  • Hydrobiologiste
  • Immunologiste
  • Informaticien / Informaticienne de la recherche scientifique
  • Ingénieur / Ingénieure d'études en recherche fondamentale
  • Ingénieur / Ingénieure d'études en recherche scientifique
  • Ingénieur / Ingénieure de police technique et scientifique
  • Ingénieur / Ingénieure de recherche biomédicale
  • Ingénieur / Ingénieure de recherche fondamentale
  • Ingénieur / Ingénieure de recherche scientifique
  • Ingénieur / Ingénieure numérique de la recherche scientifique
  • Mécanicien / Mécanicienne de la recherche scientifique
  • Mécanicien / Mécanicienne des fluides de la recherche scientifique
  • Mécanicien / Mécanicienne structures de la recherche scientifique
  • Médecin de la recherche scientifique
  • Métallurgiste de la recherche scientifique
  • Microbiologiste de la recherche scientifique
  • Minéralogiste de la recherche scientifique
  • Mycologue de la recherche scientifique
  • Nanotechnologue
  • Naturaliste de la recherche scientifique
  • Océanologue
  • Opticien / Opticienne de la recherche scientifique
  • Pharmacocinéticien / Pharmacocinéticienne
  • Photochimiste de la recherche scientifique
  • Physicien / Physicienne de la recherche scientifique
  • Physicien quanticien / Physicienne quanticienne
  • Physiologiste de la recherche scientifique
  • Planétologue
  • Radiochimiste de la recherche scientifique
  • Responsable de laboratoire de recherche
  • Responsable de projet de recherche
  • Rhéologue
  • Roboticien / Roboticienne de la recherche scientifique
  • Thermicien / Thermicienne de la recherche scientifique
  • Toxicologue de la recherche scientifique
  • Vétérinaire de recherche scientifique
  • Virologue
  • Zoologiste de la recherche scientifique

Voir la fiche du Code ROME K2402.


En savoir plus sur les codes ROME

Fiche métier n°3115.