CHERCHEUR/EUSE EN ROBOTIQUE MÉDICALE
Fiche métier mise à jour le 9 septembre 2025 par Gaston. Données sources OpenData.
Nature du travail
Applications variées
Lunettes connectées apportant des informations aux chirurgiens, robot traceur qui guide sa main durant l’opération, exosquelette permettant aux paraplégiques de remarcher ou pour aider les soignants à retourner les malades intubés, appareil intelligent et autonome pour désinfecter… Toutes ces prouesses technologiques n’existeraient pas sans le travail des chercheurs en robotique médicale.
Temps long
Il faut compter au minimum 3 ans entre le démarrage d’un projet et les premières publications. Le chercheur en robotique médicale travaille généralement à partir d’une demande de médecins ou de chirurgiens qu’il rencontre fréquemment pour intégrer leurs problématiques et proposer des solutions techniques. La phase de réalisation se fait par étapes, passant par la modélisation et la simulation, avant la construction de prototypes. Il y a ensuite des phases de tests et d’amélioration continue sur le produit, mais il faut savoir que les recherches engagées n’aboutissent pas toujours.
Force de proposition
Le chercheur en robotique médicale doit sans cesse être en veille dans sa discipline. Il doit également publier des articles, participer à des colloques, donner des conférences, etc. La confrontation d’idées et de points de vue est indispensable pour améliorer ses connaissances et faire avancer ses recherches.
Compétences
Scientifique de haut niveau
Maths appliquées, codage, algorithmes, robotique, mécatronique, biomécanique, machine learning mais aussi anatomie et langage médical, les connaissances du chercheur en robotique médicale sont très larges puisque cette discipline se trouve au croisement de plusieurs technologies. Les robots médicaux sont des concentrés de technologies qui doivent être capables d’effectuer des mouvements très fins, ce qui les différencie des robots industriels.
Bonne communication
Travaillant en équipes pluridisciplinaires, parfois en contact avec des soignants, le chercheur doit être capable de se faire comprendre clairement de tous, à l’oral comme à l’écrit. Il doit également maîtriser l’anglais pour des collaborations à l’international et pour décrypter la littérature scientifique de son domaine.
Patience et engagement
Le développement de projets dans le domaine médical peut prendre des années, avec la réalisation de plusieurs prototypes, de nombreux essais… et parfois ne jamais aboutir à un robot commercialisé ! Il faut donc faire preuve de patience et d’abnégation. Il faut également gérer la pression, notamment lors des étapes de rendus de projets ou de communication. Curieux, inventif, le chercheur ne compte pas ses heures pour arriver à ses fins.
Pour exercer ce métier
Certains softskill ou centres d'interets ont été définis comme utiles pour exercer le métier de chercheur/euse en robotique médicale. Voici quelques exemples :
Accès au métier
La plupart des postes de chercheurs dans le public sont occupés par des doctorants. Dans le privé, on embauche également des ingénieurs diplômés en mathématiques appliquées, robotique, etc.
Niveau bac + 5
Master mention automatique, robotique, optique, image, vision, multimédia parcours imagerie, robotique médicale et chirurgicale…
Diplôme d’ingénieur
Niveau bac + 6
Mastère spécialisé
Niveau bac + 8
Doctorat en robotique médicale
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
Entre 2038 et 3500 euros brut par mois
Intégrer le marché du travail
Un secteur en développement
Dès les années 2000, les robots médicaux ont investi les hôpitaux. En constante amélioration, ils sont devenus incontournables et gagnent sans cesse du terrain. Chaque année, de 25 000 à 35 000 opérations sont réalisées à l’aide de robots. En 2019, les ventes de cobots (robots collaboratifs machine-humain) ont augmenté de +11% en France.
Un tissu de PME et de start-up
La France compte de nombreuses pépites très spécialisées, qui font parler d’elles, y compris à l’étranger. C’est par exemple le cas de eCential Robotics ou Pixee Médical, spécialisées dans la chirurgie orthopédique. Cette dernière, spécialiste de solutions de réalité augmentée située à Besançon, a plus que triplé ses effectifs en 5 ans. Idem pour Clinatec ou eCential Robotics, situées à Grenoble. A Saint-Etienne, Kerano planche sur des robots qui faciliteront la chirurgie ophtalmique. A Paris, Wandercraft commercialise des exosquelettes… La » MedTech » représente environ 40 000 emplois en France.
Un poste évolutif
Après quelques années, le doctorant peut viser un poste de directeur de recherches qui lui permettra de proposer des sujets d’exploration à ses étudiants. Dans le privé, un chercheur expérimenté peut viser un poste de chef de département robotique, par exemple.
Vos avis et commentaires sur le contenu de la fiche de chercheur/euse en robotique médicale
ROME K2402
Dans le Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois avec le même code, nous avons les fiches détaillées suivantes :
- ingénieur/e de la police technique et scientifique
- chercheur/euse en robotique médicale
- biologiste en environnement
- responsable de laboratoire de recherche
- microbiologiste
- ingénieur/e de recherche clinique et épidémiologique
- climatologue
- chercheur/euse en biologie du sport
- ingénieur/e opticien/ne
- hydrobiologiste
- chercheur/euse en chimie
- ingénieur/e mathématicien/ne
- zoologiste
- pharmacien/ne chercheur/euse
- neurobiologiste
- astrophysicien/ne
- écotoxicologue
- bactériologiste
- chercheur/euse en physique
- chercheur/euse en biologie
- océanologue
- biostatisticien/ne
- botaniste
Ces métiers sont également classés sous le code ROME K2402 par France Travail :
- Ingénieur / Ingénieure de recherche scientifique
- Astrométrologue
- Biochimiste de la recherche scientifique
- Biologiste de la recherche scientifique
- Biophysicien / Biophysicienne
- Biotechnologue
- Botaniste de la recherche scientifique
- Chimiste de la recherche scientifique
- Cosmétologue
- Cosmologue
- Ecotoxicologue
- Electricien / Electricienne de la recherche scientifique
- Electronicien / Electronicienne de la recherche scientifique
- Epidémiologiste
- Ethologue
- Généticien / Généticienne
- Géomorphologiste de la recherche scientifique
- Hydrobiologiste
- Immunologiste
- Informaticien / Informaticienne de la recherche scientifique
- Ingénieur / Ingénieure d'études en recherche fondamentale
- Ingénieur / Ingénieure d'études en recherche scientifique
- Ingénieur / Ingénieure de police technique et scientifique
- Ingénieur / Ingénieure de recherche biomédicale
- Ingénieur / Ingénieure de recherche fondamentale
- Ingénieur / Ingénieure de recherche scientifique
- Ingénieur / Ingénieure numérique de la recherche scientifique
- Mécanicien / Mécanicienne de la recherche scientifique
- Mécanicien / Mécanicienne des fluides de la recherche scientifique
- Mécanicien / Mécanicienne structures de la recherche scientifique
- Médecin de la recherche scientifique
- Métallurgiste de la recherche scientifique
- Microbiologiste de la recherche scientifique
- Minéralogiste de la recherche scientifique
- Mycologue de la recherche scientifique
- Nanotechnologue
- Naturaliste de la recherche scientifique
- Océanologue
- Opticien / Opticienne de la recherche scientifique
- Pharmacocinéticien / Pharmacocinéticienne
- Photochimiste de la recherche scientifique
- Physicien / Physicienne de la recherche scientifique
- Physicien quanticien / Physicienne quanticienne
- Physiologiste de la recherche scientifique
- Planétologue
- Radiochimiste de la recherche scientifique
- Responsable de laboratoire de recherche
- Responsable de projet de recherche
- Rhéologue
- Roboticien / Roboticienne de la recherche scientifique
- Thermicien / Thermicienne de la recherche scientifique
- Toxicologue de la recherche scientifique
- Vétérinaire de recherche scientifique
- Virologue
- Zoologiste de la recherche scientifique
Voir la fiche du Code ROME K2402.
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Fiche métier n°3115.