CHERCHEUR/EUSE EN PHYSIQUE
Fiche métier mise à jour le 8 août 2025 par Gaston. Données sources OpenData.
Nature du travail
Ancré dans le quotidien
Des micropuces pulvérisées dans l'atmosphère, capables de surveiller la qualité de l'air ou de détecter des substances chimiques. Ce n'est pas de la science-fiction, mais bel et bien une application possible des nanosciences. Et le monde de l'infiniment petit est du ressort du physicien. Les applications qu'il met au point sont largement ancrées dans notre vie quotidienne. Sans lui, le téléphone portable, le laser qui lit les codes-barres des achats, l'IRM (imagerie par résonance magnétique) n'auraient pas vu le jour.
Des réussites... et des doutes
La vie du chercheur se nourrit d'observations, de formulations, d'hypothèses mises à l'épreuve par l'expérimentation. Elle est faite aussi de tâtonnements, car on peut faire des manipulations et des analyses pendant des mois avant d'obtenir un résultat probant.
Communiquer, échanger
Le chercheur participe à des colloques sur le plan international. Cela lui permet de savoir ce qui se passe dans d'autres laboratoires, d'entrevoir de nouvelles directions de recherche, mais aussi de faire connaître ses travaux dont il publie les résultats dans des revues spécialisées (en anglais). Par ailleurs, il consacre beaucoup de temps à la lecture des publications scientifiques.
Compétences
Curieux et persévérant
Spécialiste dans son domaine, le chercheur a le goût de la quête et accepte de se remettre en question. Autonome, il sait identifier des problèmes nouveaux. Il s'adapte au travail en solitaire comme au travail d'équipe. Les programmes de recherche associent le plus souvent plusieurs personnes (thésard, techniciens, chercheurs...). Dans ce métier, il faut être réactif et curieux.
Créatif et passionné
Pour réussir dans sa spécialité, le chercheur doit faire preuve d'innovation et de créativité. Faire évoluer son solide bagage scientifique et ses compétences, se tenir au courant de l'actualité de son domaine de recherche est indispensable.
Résister à la pression... mais pas atmosphérique
Plusieurs laboratoires peuvent travailler sur le même sujet, la compétition est parfois sévère. Le chercheur n'a pas toujours des conditions sereines de travail. Résister à la pression, ne pas se décourager fait partie du jeu, même lorsque les recherches n'avancent pas aussi vite que prévu.
Pour exercer ce métier
Certains softskill ou centres d'interets ont été définis comme utiles pour exercer le métier de chercheur/euse en physique. Voici quelques exemples :
Accès au métier
Le parcours pour devenir chercheur est long. Il débouche sur un doctorat (rédaction et soutenance d'une thèse) qui se prépare en moyenne en 3 ans. Mais avant de s'inscrire en doctorat, il faut obtenir successivement une licence de physique (en 3 ans) et un master (en 2 ans). Après le master, il faut choisir soigneusement son sujet de thèse et trouver un laboratoire d'accueil. Près de 150 masters existent dans le domaine de la physique, par exemple : physique et photonique, physique subatomique et astroparticules... On peut également préparer un doctorat après avoir obtenu un diplôme d'ingénieur.
Pour être fonctionnaire dans un établissement public (CNRS...), il faut passer un concours (dossier de travaux, et publications et audition devant un jury). Les postes sont peu nombreux.
De nombreux docteurs complètent leur cursus par une expérience professionnelle de post-doctorat souvent menée dans un laboratoire renommé, à l'étranger. Il s'agit d'une mission scientifique, à durée déterminée, rémunérée. À condition de bien choisir le laboratoire et le thème de la mission, et de préparer son retour en France, le post-doctorat est un atout pour les candidats aux concours de la recherche publique.
Un post-doctorat de 1 à 2 ans sera valorisé par une entreprise privée s'il porte sur un thème de recherche qui l'intéresse.
Niveau bac + 8
Doctorat
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 2038 euros brut par mois
Intégrer le marché du travail
Des CDD dans le public aussi
Les chercheurs d'organismes publics tels que le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et les enseignants-chercheurs universitaires sont des fonctionnaires recrutés par le biais de concours très sélectifs : environ 10 à 20 % des candidats sont admis comme chargés de recherche dans les organismes publics. Mais, faute de moyens, les organismes publics cherchent des partenariats auprès d'entreprises privées, avec des financements ponctuels pour un programme de recherche. À la clé, des CDD (contrats à durée déterminée), souvent de 1 an.
Faire preuve de ténacité
Pour stabiliser sa situation dans le secteur public, il faut savoir être patient et motivé, car les postes permanents sont rares. Il n'est pas rare que 2 ou 3 années s'écoulent entre l'obtention de la thèse et un poste permanent.
Bien choisir son sujet de thèse
Dans le secteur privé, si les rémunérations sont plus élevées, trouver un poste dans une grande entreprise n'est guère plus facile. C'est souvent le choix du sujet de thèse qui sera déterminant. Il doit être en lien avec le domaine industriel visé.
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ROME K2402
Dans le Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois avec le même code, nous avons les fiches détaillées suivantes :
- ingénieur/e de la police technique et scientifique
- chercheur/euse en robotique médicale
- biologiste en environnement
- responsable de laboratoire de recherche
- microbiologiste
- ingénieur/e de recherche clinique et épidémiologique
- climatologue
- chercheur/euse en biologie du sport
- ingénieur/e opticien/ne
- hydrobiologiste
- chercheur/euse en chimie
- ingénieur/e mathématicien/ne
- zoologiste
- pharmacien/ne chercheur/euse
- neurobiologiste
- astrophysicien/ne
- écotoxicologue
- bactériologiste
- chercheur/euse en physique
- chercheur/euse en biologie
- océanologue
- biostatisticien/ne
- botaniste
Ces métiers sont également classés sous le code ROME K2402 par France Travail :
- Ingénieur / Ingénieure de recherche scientifique
- Astrométrologue
- Biochimiste de la recherche scientifique
- Biologiste de la recherche scientifique
- Biophysicien / Biophysicienne
- Biotechnologue
- Botaniste de la recherche scientifique
- Chimiste de la recherche scientifique
- Cosmétologue
- Cosmologue
- Ecotoxicologue
- Electricien / Electricienne de la recherche scientifique
- Electronicien / Electronicienne de la recherche scientifique
- Epidémiologiste
- Ethologue
- Généticien / Généticienne
- Géomorphologiste de la recherche scientifique
- Hydrobiologiste
- Immunologiste
- Informaticien / Informaticienne de la recherche scientifique
- Ingénieur / Ingénieure d'études en recherche fondamentale
- Ingénieur / Ingénieure d'études en recherche scientifique
- Ingénieur / Ingénieure de police technique et scientifique
- Ingénieur / Ingénieure de recherche biomédicale
- Ingénieur / Ingénieure de recherche fondamentale
- Ingénieur / Ingénieure de recherche scientifique
- Ingénieur / Ingénieure numérique de la recherche scientifique
- Mécanicien / Mécanicienne de la recherche scientifique
- Mécanicien / Mécanicienne des fluides de la recherche scientifique
- Mécanicien / Mécanicienne structures de la recherche scientifique
- Médecin de la recherche scientifique
- Métallurgiste de la recherche scientifique
- Microbiologiste de la recherche scientifique
- Minéralogiste de la recherche scientifique
- Mycologue de la recherche scientifique
- Nanotechnologue
- Naturaliste de la recherche scientifique
- Océanologue
- Opticien / Opticienne de la recherche scientifique
- Pharmacocinéticien / Pharmacocinéticienne
- Photochimiste de la recherche scientifique
- Physicien / Physicienne de la recherche scientifique
- Physicien quanticien / Physicienne quanticienne
- Physiologiste de la recherche scientifique
- Planétologue
- Radiochimiste de la recherche scientifique
- Responsable de laboratoire de recherche
- Responsable de projet de recherche
- Rhéologue
- Roboticien / Roboticienne de la recherche scientifique
- Thermicien / Thermicienne de la recherche scientifique
- Toxicologue de la recherche scientifique
- Vétérinaire de recherche scientifique
- Virologue
- Zoologiste de la recherche scientifique
Voir la fiche du Code ROME K2402.
En savoir plus sur les codes ROME
Fiche métier n°3115.