ASTROPHYSICIEN/NE

Fiche métier mise à jour le 8 août 2025 par Gaston. Données sources OpenData.

Secteur d’activité : Enseignement, Fonction publique, Recherche

Nature du travail

Spécialiste et polyvalent

L'astrophysicien étudie la physique et les propriétés des objets célestes (planètes, étoiles, galaxies). Face à la multitude d'objets présents dans l'univers, il doit se spécialiser dans une ou plusieurs disciplines (cosmologie, planétologie, exobiologie, etc.). Ses activités principales sont l'observation, l'étude théorique et l'instrumentation. Il peut exercer une ou plusieurs de ces activités. Il consacre une grande partie de son temps à la publication de ses recherches.

Observation

Pour sonder l'univers, ce scientifique dispose d'instruments de mesure et d'observation (télescopes, spectrographes, interféromètres). Le traitement informatique, l'exploitation et l'interprétation des données enregistrées lors des observations peuvent occuper ce spécialiste pendant plusieurs mois.

Théorie et instrumentation

Théoricien, il élabore des modèles pour expliquer la nature des astres, leur formation et leur comportement. Ces modèles sont ensuite confrontés aux observations. Il conçoit et améliore les instruments d'astronomie qui seront installés sur les télescopes au sol ou embarqueront à bord des missions spatiales. Les instruments de mesure, de plus en plus performants, poussent les théoriciens à améliorer sans cesse leurs modèles.

Compétences

Rigueur et réflexion

On attend de l'astrophysicien une grande rigueur dans son travail de recherche et de traitement des informations, une capacité de réflexion, d'analyse et de structuration dans le travail, et une grande concentration. Parallèlement, ce métier exige de la passion, de l'imagination et une curiosité d'esprit sans cesse renouvelée afin de repousser les limites de la connaissance.

Un travail d'équipe

L'astrophysicien travaille au sein d'une équipe composée de scientifiques, d'ingénieurs et de techniciens. Il doit avoir le goût de la communication, et savoir parler et écrire en anglais pour travailler avec des collaborateurs de toute nationalité.

L'ordinateur comme outil de travail

Dans le domaine de la recherche scientifique, l'informatique est devenue incontournable. L'astrophysicien doit également posséder de solides compétences en programmation pour pouvoir traiter et interpréter ses mesures. Le théoricien développe les algorithmes pour résoudre les équations contenues dans les modèles théoriques. Il utilise des supercalculateurs pour réaliser des simulations longues et complexes. Si les résultats des simulations sont conformes aux données issues des observations, alors le modèle sera validé.

Pour exercer ce métier

Certains softskill ou centres d'interets ont été définis comme utiles pour exercer le métier de astrophysicien/ne. Voici quelques exemples :

Accès au métier

Les formations spécialisées en astrophysique commencent au niveau bac + 5. À l'université, les formations spécialisées commencent au niveau master (des cours d'astrophysique sont parfois proposés au niveau licence). En école d'ingénieurs, mais aucune ne propose exclusivement un parcours en astrophysique. Dans les deux cas, il faut s'inscrire dans une école doctorale universitaire (bac + 8). Pour espérer obtenir un poste d'astrophysicien, l'étudiant doit faire une thèse et publier plusieurs articles en anglais. Pour mettre toutes les chances de son côté lorsqu'il se présente au concours national de la fonction publique, le titulaire du doctorat doit effectuer un ou plusieurs stages post-doctoraux à l'étranger. S'il est reçu au concours, il exercera en tant que chargé de recherche au CNRS, astronome adjoint dans le corps des astronomes et physiciens, ou maître de conférences dans les universités.

 

Vie professionnelle

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 3125 euros brut par mois, pour un astronome et physicien, professeur des universités

Intégrer le marché du travail

Très peu d'élus

On recense environ 1 000 astrophysiciens en France (et 10 000 dans le monde). Le nombre de postes de chercheurs permanents offerts est faible : entre 10 et 20 jeunes sont recrutés chaque année par les laboratoires du CNRS, les observatoires astronomiques et les universités. Des contrats à durée déterminée (de quelques années) sont parfois proposés par les laboratoires français et étrangers mais, là aussi, la concurrence est rude.

Autres voies possibles

Un certain nombre de jeunes rejoignent des organismes publics (Cnes, CEA, Onera) ou privés (Thales, Ariane Espace, laboratoires de recherche, etc.) spécialisés dans les domaines suivants : aéronautique, informatique, télédétection, électronique, optique, physique, mathématiques, statistiques... D'autres s'orientent vers l'enseignement, la médiation, le journalisme scientifique...

Évolution de carrière

Dans un observatoire, l'astronome adjoint peut évoluer vers un poste d'astronome. À l'université, le maître de conférences peut devenir professeur d'université. Enfin, le chargé de recherche au CNRS peut devenir directeur de recherche. L'évolution de carrière est liée au nombre de publications et aux responsabilités au sein de l'organisme et dans des projets de recherche.

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ROME K2402

Dans le Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois avec le même code, nous avons les fiches détaillées suivantes :

Ces métiers sont également classés sous le code ROME K2402 par France Travail :

  • Ingénieur / Ingénieure de recherche scientifique
  • Astrométrologue
  • Biochimiste de la recherche scientifique
  • Biologiste de la recherche scientifique
  • Biophysicien / Biophysicienne
  • Biotechnologue
  • Botaniste de la recherche scientifique
  • Chimiste de la recherche scientifique
  • Cosmétologue
  • Cosmologue
  • Ecotoxicologue
  • Electricien / Electricienne de la recherche scientifique
  • Electronicien / Electronicienne de la recherche scientifique
  • Epidémiologiste
  • Ethologue
  • Généticien / Généticienne
  • Géomorphologiste de la recherche scientifique
  • Hydrobiologiste
  • Immunologiste
  • Informaticien / Informaticienne de la recherche scientifique
  • Ingénieur / Ingénieure d'études en recherche fondamentale
  • Ingénieur / Ingénieure d'études en recherche scientifique
  • Ingénieur / Ingénieure de police technique et scientifique
  • Ingénieur / Ingénieure de recherche biomédicale
  • Ingénieur / Ingénieure de recherche fondamentale
  • Ingénieur / Ingénieure de recherche scientifique
  • Ingénieur / Ingénieure numérique de la recherche scientifique
  • Mécanicien / Mécanicienne de la recherche scientifique
  • Mécanicien / Mécanicienne des fluides de la recherche scientifique
  • Mécanicien / Mécanicienne structures de la recherche scientifique
  • Médecin de la recherche scientifique
  • Métallurgiste de la recherche scientifique
  • Microbiologiste de la recherche scientifique
  • Minéralogiste de la recherche scientifique
  • Mycologue de la recherche scientifique
  • Nanotechnologue
  • Naturaliste de la recherche scientifique
  • Océanologue
  • Opticien / Opticienne de la recherche scientifique
  • Pharmacocinéticien / Pharmacocinéticienne
  • Photochimiste de la recherche scientifique
  • Physicien / Physicienne de la recherche scientifique
  • Physicien quanticien / Physicienne quanticienne
  • Physiologiste de la recherche scientifique
  • Planétologue
  • Radiochimiste de la recherche scientifique
  • Responsable de laboratoire de recherche
  • Responsable de projet de recherche
  • Rhéologue
  • Roboticien / Roboticienne de la recherche scientifique
  • Thermicien / Thermicienne de la recherche scientifique
  • Toxicologue de la recherche scientifique
  • Vétérinaire de recherche scientifique
  • Virologue
  • Zoologiste de la recherche scientifique

Voir la fiche du Code ROME K2402.


En savoir plus sur les codes ROME

Fiche métier n°3115.