SUBSTITUT/E DU PROCUREUR

Fiche métier mise à jour le 8 août 2025 par Gaston. Données sources OpenData.

Secteur d’activité : Droit et justice, Fonction publique

Nature du travail

Examiner les plaintes

Le substitut du procureur est prévenu par les services de police ou de gendarmerie de son secteur à chaque infraction ou à chaque plainte déposée. Rapidement, il apprécie la gravité des faits et décide de la procédure à suivre : classement sans suite, convocation au tribunal, renvoi devant le juge d'instruction...

Conduire les enquêtes

Il coordonne les enquêtes de police, donne les directives pour élucider les affaires, et contrôle les interpellations et les placements en garde à vue. À l'issue de l'enquête, il décide soit de classer le dossier sans suite (faute de preuves suffisantes), soit de saisir le tribunal pour que l'inculpé soit jugé.

Requérir une peine

À l'audience, le substitut du procureur est chargé de défendre l'intérêt public. Il présente le dossier devant les juges, demande l'application de la loi et propose une sanction. Dans ses décisions, il tient compte des orientations de son supérieur, le procureur de la République, qui lui délègue une partie de ses pouvoirs. Le procureur et ses substituts appartiennent au parquet, encore appelé ministère public.

Compétences

Contact et force de conviction

Magistrat du parquet, le substitut travaille au sein d'une équipe. Il entretient des contacts étroits avec de nombreux partenaires : juges d'instruction, juges des libertés et de la détention, policiers, gendarmes, services publics... Ce rôle d'interface, d'orientation et de suivi des procédures exige de la diplomatie, car il faut aussi tenir compte de l'avis des enquêteurs. Au tribunal, le substitut sait défendre son dossier, débattre, argumenter et expliquer ses décisions.

Rigueur, analyse, synthèse

Dans un tribunal de taille importante, 2 substituts de permanence peuvent traiter entre 80 et 100 appels par jour. Il faut écouter, comprendre, analyser la situation et apprécier la gravité des faits pour donner rapidement les instructions aux forces de l'ordre.

Résistance au stress

Ce métier nécessite de travailler, de jour comme de nuit, dans l'urgence, tout en étant confronté à des situations qui sont parfois humainement très dures. Il fait appel au goût des responsabilités, à la capacité à prendre des décisions souvent lourdes de conséquences.

Pour exercer ce métier

Certains softskill ou centres d'interets ont été définis comme utiles pour exercer le métier de substitut/e du procureur. Voici quelques exemples :

Accès au métier

Le magistrat est recruté sur concours du ministère de la Justice. La formation (rémunérée) se déroule à l'ENM (École nationale de la magistrature) de Bordeaux. Le concours est ouvert avec un M1 en droit validé ou un diplôme d'IEP (institut d'études politiques), et aux anciens élèves d'une école normale supérieure, âgés de 31 ans au plus. 3 tentatives sont possibles. À l'issue d'un examen, le jury se prononce sur l'aptitude de l'auditeur de justice et détermine son rang de classement pour le choix d'un premier poste. Il suit alors une formation et un stage centrés sur cette affectation. À noter : l'ENM propose des classes préparatoires au concours d'entrée aux jeunes issus de milieux sociaux défavorisés. Il est aussi possible de préparer le concours à l'université dans le cadre des IEJ (instituts d'études judiciaires).

Niveau bac + 4

Master 1 en droit

Diplôme d'IEP

Vie professionnelle

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 3000 euros brut par mois

Intégrer le marché du travail

Des postes sur concours

Le nombre de postes offert au concours annuel de la magistrature est décidé par le ministère de la Justice, en concertation avec les juridictions qui évaluent leurs besoins (départs à la retraite, nombre d'affaires à traiter). Environ 150 magistrats sortent chaque année de l'ENM (École nationale de la magistrature).

Devenir (vice-)procureur

Le substitut du procureur peut évoluer vers la fonction de vice-procureur. Cette promotion est liée à l'ancienneté et aux qualités personnelles du candidat. Pour devenir procureur de la République, puis procureur général (supérieur hiérarchique de plusieurs procureurs de la République auprès d'une cour d'appel), il faut en faire soi-même la demande. La nomination est ensuite prononcée par le ministère de la Justice. La mobilité géographique et fonctionnelle, conseillée par le Conseil supérieur de la magistrature, favorise la promotion.

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ROME K1904

Dans le Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois avec le même code, nous avons les fiches détaillées suivantes :

Ces métiers sont également classés sous le code ROME K1904 par France Travail :

  • Juge
  • Avocat général / Avocate générale
  • Conseiller / Conseillère à la Cour de cassation
  • Conseiller / Conseillère à la Cour des comptes
  • Conseiller / Conseillère au tribunal administratif
  • Juge
  • Juge d'application des peines
  • Juge d'instance
  • Juge d'instruction
  • Juge de grande instance
  • Juge de police
  • Juge de proximité
  • Juge des affaires familiales
  • Juge des enfants
  • Juge des libertés et de la détention
  • Juge des référés
  • Magistrat / Magistrate
  • Magistrat / Magistrate de liaison
  • Président / Présidente du tribunal administratif
  • Président / Présidente du tribunal de commerce
  • Président / Présidente du tribunal de grande instance
  • Procureur / Procureure de la République
  • Procureur général / Procureure générale
  • Substitut / Substitute du Procureur de la République
  • Substitut général / Substitute générale
  • Vice procureur / Vice procureure de la République

Voir la fiche du Code ROME K1904.


En savoir plus sur les codes ROME

Fiche métier n°3366.