JURISTE EN PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE
Fiche métier mise à jour le 8 août 2025 par Gaston. Données sources OpenData.
Nature du travail
Prouver le préjudice
À l'heure d'Internet et des échanges mondiaux, de nombreuses sociétés dans tous les secteurs (mode, pharmacie industrie du logiciel...) voient leurs produits copiés ou contrefaits. Au moyen des textes de loi, le juriste spécialisé en propriété intellectuelle défend donc les droits d'une entreprise, d'un auteur, d'un artiste ou d'un inventeur. Pour cela, il monte un dossier solide, preuves à l'appui. Objectif : démontrer le préjudice moral ou commercial, et éventuellement faire retirer le produit concurrent du marché. Ainsi, une chanson ou un roman plagié conduisent ce juriste à intenter une action en justice, en prouvant le préjudice subi par l'auteur.
Spécialisé dans le domaine industriel ou artistique
En propriété industrielle, ce juriste veille à la protection de tout ce qui touche aux inventions, aux innovations et aux marques (brevets, dessins et modèles, appellations d'origine...). En propriété littéraire et artistique, il défend les droits d'auteur sur les créations : musique, logiciels, oeuvres littéraires, etc.
Compétences
Art de la négociation
Dans ce domaine, la connaissance de la législation n'est pas suffisante. Il faut aussi savoir négocier avec la partie adverse. Par exemple, pour demander à un concurrent, accusé d'avoir choisi un logo trop ressemblant, d'abandonner certains projets pour permettre aux 2 marques de coexister. Un bon relationnel, de la diplomatie et une grande aisance verbale sont des atouts indispensables.
Anglais impératif
Les directives communautaires et les grandes règles internationales étant rédigées en anglais, ce juriste doit maîtriser cette langue. Recruté par une entreprise, un institut de recherche ou un cabinet spécialisé, il est capable de négocier et d'argumenter avec des interlocuteurs de diverses nationalités.
Pour exercer ce métier
Certains softskill ou centres d'interets ont été définis comme utiles pour exercer le métier de juriste en propriété intellectuelle. Voici quelques exemples :
Accès au métier
Pour devenir juriste en propriété intellectuelle, il est indispensable d'obtenir un master (bac + 5) en droit. Une trentaine de masters proposent une spécialisation en droit de la propriété intellectuelle, parfois dès la 1re année (M1), le plus souvent en 2e année (M2). Les spécialités offertes peuvent être centrées sur le droit de la propriété industrielle, le droit des nouvelles technologies, le droit des biens culturels, etc.
Autre diplôme réputé : le DJCE (diplôme de juriste-conseil d'entreprise), qui s'obtient conjointement avec le master.
Niveau bac + 5 et plus
Masters avec une spécialisation en droit de la propriété intellectuelle ou industrielle
DJCE (diplôme de juriste-conseil d'entreprise)
Vie professionnelle
Salaire
Salaire du débutant
A partir de 3000 euros brut par mois
Intégrer le marché du travail
Des professionnels diplômés
Les fonctions juridiques sont principalement centralisées dans les entreprises de taille importante, implantées en région parisienne et dans quelques pôles économiques régionaux. La revalorisation de la fonction du juriste, qui joue un rôle de plus en plus stratégique en entreprise, ainsi que l'afflux de candidatures rendent les employeurs exigeants. Un master (bac + 5) avec une spécialisation en droit de la propriété industrielle et/ou intellectuelle, éventuellement complété par une formation scientifique, d'ingénieur ou commerciale, est le minimum requis pour postuler en entreprise.
Industrie : des places à prendre
Les débouchés ne se limitent pas au domaine culturel (musique, cinéma, édition...). De nombreuses entreprises industrielles font désormais appel à un juriste connaissant bien le droit des marques, afin de défendre leurs intérêts face à des concurrents déloyaux. Cette spécialité est devenue un enjeu important dans un contexte commercial fortement mondialisé...
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ROME K1903
Dans le Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois avec le même code, nous avons les fiches détaillées suivantes :
- délégué/ée à la protection des données
- juriste droit de l’environnement
- juriste en propriété intellectuelle
- avocat/e d’affaires
- juriste RGPD
- juriste en droit social
- juriste international/e
- juriste en droit immobilier
- juriste d’entreprise
- avocat/e
- fiscaliste
- juriste contentieux
Ces métiers sont également classés sous le code ROME K1903 par France Travail :
- Juriste
- Avocat / Avocate
- Avocat / Avocate au conseil
- Avocat / Avocate d'affaires
- Avocat / Avocate du droit des personnes
- Avocat / Avocate en droit de l'informatique
- Avocat / Avocate en droit de la propriété industrielle
- Avocat / Avocate en droit des nouvelles technologies
- Avocat / Avocate fiscaliste
- Avocat / Avocate pénaliste
- Avoué / Avouée de cour d'appel
- Chef / Cheffe de service juridique
- Conseiller / Conseillère en droit social
- Conseiller fiscal / Conseillère fiscale
- Directeur / Directrice juridique
- Expert / Experte juridique
- Expert fiscal / Experte fiscale
- Fiscaliste
- Juriste
- Juriste civil
- Juriste commercial / Juriste commerciale
- Juriste consultant / Juriste consultante
- Juriste d'affaires
- Juriste d'assurances
- Juriste d'entreprise
- Juriste de banque
- Juriste de contentieux
- Juriste de l'environnement
- Juriste droit public
- Juriste en droit de l'environnement
- Juriste en droit de la construction
- Juriste financier / Juriste financière
- Juriste fiscaliste
- Juriste immobilier
- Juriste international / Juriste internationale
- Juriste international / Juriste internationale d'entreprise
- Juriste internet
- Juriste linguiste
- Juriste multimédia
- Juriste notarial / Juriste notariale
- Juriste social / Juriste sociale
- Responsable de service juridique
- Responsable fiscal / Responsable fiscale
- Responsable juridique
Voir la fiche du Code ROME K1903.
En savoir plus sur les codes ROME
Fiche métier n°3134.