CHARCUTIER/ÈRE-TRAITEUR/EUSE

Fiche métier mise à jour le 8 août 2025 par Gaston. Données sources OpenData.

Nature du travail

Le porc d'abord

Rillettes du Mans, andouille de Vire, jambon de Bayonne... Le charcutier-traiteur est garant d'une tradition culinaire ancienne. Sa spécialité : les préparations à base de viande de porc, même s'il travaille également d'autres viandes (boeuf, volaille, gibier), des poissons, des légumes, et concocte une grande variété de hors-d'oeuvre, de plats cuisinés et parfois même de desserts à emporter, chauds ou froids. Dans son laboratoire, il découpe et désosse les carcasses qu'il a réceptionnées. Il maîtrise cuisson, salage, fumage ainsi que les équipements spécifiques : chambre froide, four, étuve, éplucheuse... Il veille en permanence à l'hygiène et à la sécurité.

Le sens du commerce

Cet artisan est aussi un commerçant. Il surveille la qualité de ses produits, soigne leur présentation, imagine de nouvelles recettes et suggère des idées à ses clients. En tant que traiteur, il peut les conseiller dans le choix d'un menu ou la composition d'un buffet. Il peut effectuer lui-même la livraison des commandes, voire prendre en charge l'organisation complète de réceptions, du décor jusqu'au service. Quand il est chef d'entreprise, ce professionnel est également un gestionnaire. Il établit des devis, planifie les achats et les commandes, et tient la comptabilité de son commerce.

Compétences

De la découpe au plat

Polyvalent, le charcutier-traiteur maîtrise de nombreuses techniques. Il sait apprécier la qualité des morceaux d'une viande, la découper et la préparer. Fin cuisinier, il sait gérer cuisson, fumage, saumure, salaison et conservation. Certaines préparations à base de pâte demandent également le tour de main du pâtissier. Sans oublier une certaine force pour transporter les carcasses et utiliser de lourdes machines (fumoir, étuve...).

Gastronome et créatif

La curiosité est fondamentale pour progresser dans le métier. Le charcutier-traiteur cherche sans cesse à améliorer ses préparations et à offrir des nouveautés à ses clients en innovant (nouvelles recettes, produits bio, desserts, commande sur internet, etc.). Il doit être force de proposition, surtout s'il est traiteur. Il sait présenter ses produits de manière attractive et en aucun cas il ne fait l'impasse sur l'hygiène.

Commerçant et gestionnaire

Le charcutier-traiteur aime le contact et a un tempérament commercial. Il est capable d'établir des devis pour son activité "traiteur" et s'adapte aux désirs de ses clients, allant jusqu'à se charger de la décoration d'un buffet. Enfin, le professionnel qui souhaite diriger un service ou sa propre entreprise doit posséder des connaissances en gestion et être très organisé.

Pour exercer ce métier

Certains softskill ou centres d'interets ont été définis comme utiles pour exercer le métier de charcutier/ère-traiteur/euse. Voici quelques exemples :

Accès au métier

Le CAP charcutier-traiteur (préparé en apprentissage) est le diplôme de référence pour débuter dans la profession.

Après la 3e

CAP charcuterie-traiteur

CTM boucher charcutier traiteur

CTM préparateur vendeur en boucherie charcuterie-traiteur

CS employé traiteur

Niveau bac

Bac professionnel boucher-charcutier-traiteur

BP charcutier-traiteur

Niveau bac+2

BM boucher-charcutier-traiteur

Vie professionnelle

Salaire

Salaire du débutant

A partir de 1801 euros brut par mois

Intégrer le marché du travail

Embauche assurée

La CNCT (Confédération nationale des charcutiers-traiteurs) estime à 2 000 le nombre de postes à pourvoir chaque année dans la profession. Un jeune qualifié n'a donc aucune difficulté à trouver un emploi, que ce soit dans l'une des 6 500 charcuteries artisanales, en grandes surfaces ou dans une PME (petite et moyenne entreprise) de l'agro-alimentaire, par exemple.

Réelle évolution de carrière

Côté carrière, un jeune débute le plus souvent en apprentissage avant d'occuper un poste de charcutier-traiteur qualifié. D'autres perspectives d'évolution existent dans l'industrie et la grande distribution. Un charcutier-traiteur peut, par exemple, devenir chef de fabrication en laboratoire industriel ou bien chef de rayon dans un supermarché.

Se mettre à son compte

Dans l'artisanat, beaucoup d'employés expérimentés finissent par s'installer à leur compte. Cela nécessite cependant un gros investissement financier, notamment pour acquérir les locaux et le matériel nécessaire. La reprise d'une charcuterie est souvent privilégiée, d'autant que de nombreux chefs d'entreprises partent à la retraite et cherche un repreneur. Avec la revitalisation des centres-villes, les opportunités sont nombreuses. On compte 34 000 salariés et chefs d'entreprises dans le secteur de la charcuterie.

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ROME D1103

Dans le Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois avec le même code, nous avons les fiches détaillées suivantes :

Ces métiers sont également classés sous le code ROME D1103 par France Travail :

  • Charcutier-traiteur / Charcutière-traiteuse
  • Aide-charcutier / Aide-charcutière
  • Charcutier / Charcutière
  • Charcutier-traiteur / Charcutière-traiteuse
  • Ouvrier charcutier / Ouvrière charcutière
  • Préparateur vendeur / Préparatrice vendeuse de pâtes alimentaires fraîches
  • Rôtisseur / Rôtisseuse

Voir la fiche du Code ROME D1103.


En savoir plus sur les codes ROME

Fiche métier n°3749.